Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

TRANSBIKING66

3 Mai 2011, Rédigé par : VELO 2000 ONET

Une autre idée de la pratique du vélo de montagne.

Un "vert" perdu dans l’immensité des Pyrénées Orientales.

 

 IMG_0068.JPG

A mes yeux, le VTT ne se résume pas aux courses et aux randonnées Ufolep comme nous les connaissons dans notre département, il existe aussi des courses plus longues, plus dures, …….. plus vertigineuses. Je vous invite à parcourir mon compte rendu d’une future classique des raids extrêmes.

 Après avoir participé à deux reprises à la Garoutade organisées dans les Pyrénées Orientables (66) à proximité de Rodes (prononcez Rodez, comme chez nous !) par le club de Brice Epailly * et après avoir également participé en 2010 à la Trans-Vesubienne *, raid extrême de 86km / D+ = 3000m / D- = 4500m à Nice, Brice m’a invité à participer à la version off ou version initiale de la future grande épreuve de VTT XC Extrême, la Transbiking66 *.

Nous étions environ une trentaine de toute la France pour cette première dont deux champions de France VTT FFC, notamment Thibault Vassal du team Specialized double vainqueur de la Trans-Vesubienne (pour info, c‘est le Monsieur de Spe qui vient régulièrement au magasin de Pradel).

 Pourquoi un tel nom ? : Transbiking66 pour le numéro du département mais aussi pour le kilométrage de l’épreuve.

 Pour planter le décors de cette manifestation, ci-dessous les données de mon GPS à l’issue de la ballade :

67km;

3800m de D+;

4600m de D-;

6h05 de mouvement en vélo et à pieds (environ 1h à 1h30, je pense);

 L’épreuve commence le samedi à 14h00 à la gare du train jaune de la citée médiévale de Villefranche de Conflent pour une montée en train de 1100m de dénivelé jusqu'au refuge du  Cambre d'Aze, dans lequel nous allons passer la nuit.

Le trajet permet surtout de découvrir le terrain de jeu de la Transbiking66, des montées, des descentes, des forets et surtout de la pierre et du dénivelé.

 Réveil le dimanche à 6h45 et direction la ligne de départ à 1500m d'altitude avec une température proche de 5°C. 8h00, un coup de fusil retenti dans le calme de la montagne et nous voilà partis, un oeil sur le paysage et un autre oeil sur le GPS. En effet, le circuit n'est pas balisé, il faut suivre la trace de son GPS ou d'un GPS de prêt de marque Twonav*.

Des petits groupes se forment soit par affinité, soit par niveau physique. La montée jusqu’à Orri de Planés est facile, mais assez raide pour me faire regretter mes trois épaisseurs de vêtements.

La descente vers La Têt est rapide dans des petits singletracks sans de trop grandes difficultés techniques, du bonheur en toute décontraction, peut-être trop pour certains qui sortent sans gravité des chemins pour rejoindre la flore locale. Juste à déplorer pour ma part un arrêt technique en raison d’une roue arrière volage et de quelques petites erreurs de guidage qui m’obligent à marcher un peu.

 Maintenant, place à la remontée vers Serre de la Clavera. Drôle de sensation d’être dans le 66 et de rouler sur un sol spécifique aux prairies du Cantal et/ou du plateau de l'Aubrac : ruisseaux, terres meubles, herbes à chameau….

La montée est assez difficile avec des portages sans toutefois être trop pénible pour les jambes et pour le moral. Par contre, je suis étonné de voir la dextérité de certains en montée, de vrais bouquetins.

A titre d'information, la montée est similaire à la première montée de la course de La Castonétoise mais dix fois plus longue !

Les paysages sont magnifiques, la nature est belle, la température et l’ensoleillement sont idéaux, bref c’est du bonheur.

 Une fois le sommet passé à quasiment 2000m, direction Orlette, 1400m plus bas. Belle descente sans grands dangers. Toutefois, je constate là aussi que touts les pilotes n’ont pas le même niveau : tous vont très vite sauf un : moi !

Les paysages sont toujours magnifiques, toujours très sauvages, un vrai régal.

Quant à moi, à proximité d’Olette, je déchire sur un choc mon pneu arrière sur deux centimètres. Une chambre à air et du papier d’aluminium afin de « reconstituer » le flanc déchiré me permettront de rejoindre le ravitaillement d’Olette.

 Après 33 km et environ 3h00 de roulage, enfin le ravitaillement ! Cela fait du bien de poser ses fesses sur le sol avec un bon sandwich à la main. Après environ vingt minutes de pose, un groupe d’une dizaine de pilotes part à l’assaut, au sens propre, des remparts de la  Mouline.

 La c’est le choc, une montée 1000m de D+ d'environ 1h30sur un sol très technique, pierres, pierres, pierres, pierres,…et racines sans parler de la pente. A titre de comparaison, cette montée est quasiment aussi pentue et plus technique que la montée de boomker de Gages.

Toutefois malgré le grand nombre d’obstacles cette montée n’est pas infaisable en vélo, régulièrement la pente s’adouci permettant ainsi de remonter sur le vélo. Pour moi, c’est la partie du raid qui me laissera le plus grand nombre de souvenirs. : un pur régal.

 Une fois au sommet, je découvre le final du raid : la montagne devient plus aride, plus vertigineuse, plus brutale et enfin, plus « épouvantable » pour les muscles.

 Arrivée au réservoir pour faire le plein d’eau au parfum du lézard en décomposition dans le fontaine, véridique, direction la partie la plus éprouvante pour moi : le portage en direction de Roque Fumade soit environ 400m de dénivelé (pas un portage de 400m sur le plat, mais une montagne de 400m de haut à gravir droit dans la pente!).

 La Roque n’est pas la seule à fumer, mes pieds et surtout mon pneu arrière ont chaud, voire très chaud. Un nouvel arrêt réparation s’impose afin de bricoler une nouvelle fois le flanc de mon pneu avec l’emballage des produits énergétiques. Malgré ce bricolage de fortune, mon pneu nécessitera encore de multiples arrêts afin de lui redonner un peu d’air. Il ne sera pas le seul à reprendre un peu d’air, le pilote aussi !

 Quoi dire de ce portage ? : c’est Le portage de ce raid, dur, raide, chaud. Tu regrettes simultanément d’être là et de ne pas être là : tu regrettes d’être là car le portage est très dur physiquement et tu ne regrettes pas car le paysage est vraiment sublime.

 Un fois la Roque Fumade passée, arrive la dernière descente. Une nouvelle fois une drôle impression de changer de département. Après le passage par le Cantal, je me retrouve dans l’Aveyron au beau milieu des Causses. Des descentes sans difficultés techniques mais un sol très cassant, usant et fuyant en raison des multiples pierres qui le recouvrent. Une descente accessible aussi malgré la fatigue qui me permet de prendre du plaisir dans tous les virages.

Plus que 1.5km avant l’arrivée et soudain un bruit commun maintenant, nouvelle explosion de mon pneu arrière mais cette fois je n’ai plus envie/courage de réparer, le final se fera donc en footing, le vélo sur le dos.

 Voila mon compte-rendu de cette première édition. J'espère qu'il vous donnera envie de participer à des raids mais aussi de découvrir la véritable montagne en vélo de montagne.

Jean-François B.

briceP4300009 

 

payasage 2portage 3

 

 

parcours TB66

 

 

 Quelques liens :

 Trans-Vesubienne : http://www.avalanchecup.com/raidavalanche-transvesubienne-06-le-parcours.html

 Transbiking66 : http://trans.biking66.com/

 Brice Epailly : http://brice.epailly.fr/

 GPS TwoNav : http://sportiva.twonav.com/index.php?lang=fr

 Yann photographe de l'épreuve :  http://yannk.fr/

 Le blog d'Eric, un participant qui roule régulièrement dans l'Aveyron : http://transaltivtt.wordpress.com/

 

Commenter cet article

TwoNav 06/05/2011 15:29


Merci beaucoup pour votre commentaire. Nous avons vraiment apprécié ce week-end! A très bientôt!

http://www.compegps.fr